Premier tournoi féminin Kamak :
70 joueuses, un terrain, une révolution
Paris, une nuit de football, 70 femmes et une conviction commune : le sport est un droit, pas un privilège. Kamak a organisé son premier tournoi de foot féminin, en partenariat avec Les Hijabeuses, un événement pensé pour toutes, dans un pays où jouer avec le voile reste une bataille.
Créer l'espace qui n'existait pas
En France, la question du voile dans le sport est loin d'être réglée. Depuis 2023, la Fédération Française de Football interdit le port du hijab lors des compétitions officielles, une décision qui exclut de fait des milliers de joueuses de la compétition organisée. Dans ce contexte, trouver un espace où jouer librement, sans avoir à choisir entre sa foi et sa passion, relève encore du parcours du combattant.
C'est précisément ce vide que KamaK a voulu combler. L'idée : organiser un tournoi amateur, inclusif, dans un cadre hors compétition officielle, où chaque femme peut se présenter telle qu'elle est, avec ou sans voile, débutante ou expérimentée.
70 participantes, une énergie collective
70 femmes ont répondu présent pour cette première édition. Sur les terrains synthétiques parisiens, les maillots Kamak se sont mélangés aux équipes adverses dans une ambiance à la fois compétitive et bienveillante.
Sur le bord du terrain, un micro passait de main en main. Des prises de parole spontanées, des rires, des moments de partage entre équipes. Un vrai moment communautaire, où le ballon est prétexte à se retrouver.
Les Hijabeuses : quand le militantisme descend sur le terrain
Le partenariat avec Les Hijabeuses n'est pas un hasard. Ce collectif, fondé pour défendre le droit des femmes voilées à pratiquer le football compétitif en France, incarne exactement le même combat que celui que Kamak.store mène à sa manière : rendre le sport accessible à toutes, sans discrimination.
Voir leurs maillots verts frappés du nom « Les Hijabeuses » sur le terrain parisien avait quelque chose de fort. Un geste simple, mais hautement symbolique dans un pays où ce débat fait régulièrement les gros titres. Ce soir-là, pas de polémique. Juste des femmes qui jouent au foot.

Community, empowerment, enjoyment
La baseline de Kamak ? « It's all about community, empowerment and enjoyment. » Ce tournoi en était la démonstration la plus concrète. Les remises de trophées, les photos de groupe, les éclats de rire entre adversaires après le coup de sifflet final, autant de moments qui prouvent que le sport féminin, quand il est bien pensé, peut être un vrai vecteur de lien social.
Kamak ne s'arrêtera pas là. Cette première édition est une promesse : celle de continuer à construire ces espaces où les femmes peuvent pratiquer, s'exprimer et s'épanouir, loin des interdictions, loin des jugements, et bien sur le terrain.
